Après en avoir pris plein la vue aux chutes d’iguazu, nous voici maintenant dans un tout autre décor, celui du Pantanal brésilien. Nous avons pris un vol depuis Foz do Iguazu jusqu’à Cuiaba où nous avons passé 4 jours dans la brousse à la recherche des animaux sauvages et du fameux jaguar, la star du Pantanal, aussi nommé la “onça pintada”.
Sommaire
Le Pantanal : Un paradis sauvage au coeur du Brésil et le meilleur endroit pour voir des jaguars.
S’étendant sur plus de 200 000 km², le Pantanal est l’un des écosystèmes les plus riches du monde. Encore préservé du tourisme de masse, c’est une région du Brésil parfaite pour ceux qui aiment les animaux sauvages et les voir évoluer dans une nature luxuriante. Pendant 4 jours, nous avons parcouru le Pantanal Nord en voiture, à cheval et en bateau, avec une quête en ligne de mire : voir un jaguar, le roi discret du Pantanal.


Comment voir des jaguars dans le Pantanal ? Au bout de la mythique piste Transpantaneira
Pour cette aventure, nous avons choisi de louer une voiture directement à Cuiabá, la grande ville la plus proche du Pantanal nord. Après avoir récupéré notre véhicule, direction le sud vers Poconé, point d’entrée de la célèbre piste Transpantaneira, cette piste en terre rouge qui traverse le Pantanal sur plus de 140 km. Nous allons faire une étape dans une pousada le long de la transpantaneira avant de rejoindre Porto Joffre, le territoire des jaguars du Pantanal.
La route est déjà une aventure en soi : des dizaines de ponts en bois à traverser, des caïmans qui bronzent au bord des fossés, des oiseaux à chaque tournant… On roule lentement, les yeux grands ouverts. Au bout de quelques heures, nous atteignons notre première étape : la pousada Piuval, nichée en pleine nature.
Pour les infos pratiques, notre budget, hébergements et tous les détails d’organisation pour s’aventurer dans le Pantanal en toute autonomie sans agence, on vous a préparé un guide complet ” Guide pratique pour découvrir le Pantanal en voiture : La Transpantaneira jusqu’à Porto Joffre“





JOUR 1 | Safari en 4X4 à la recherche des animaux sauvages sur les pistes de la pousada Piuval
Notre aventure commence à la pousada Piuval, une charmante hacienda nichée au cœur du Pantanal. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par le chant des oiseaux et un troupeau de capybaras qui fait bronzette au bord du point d’eau. On nous conduit à notre chambre. Celle-ci est située juste au bord du point d’eau, où des caïmans paressent à quelques mètres de la terrasse…sans aucune clôture. Impressionnants mais “apparemment” inoffensifs pour l’homme. Les capybaras et les caïmans se baladent tranquillement, se baignent, et on entend un sacré concert d’oiseaux exotiques. Une immersion totale dans la nature. On va être bien.

Nos affaires posées, on file à la réception pour booker nos activités. A Piuval, il n’est pas possible de conduire son véhicule seul sur le domaine (ce qui est possible à la pousada puso Alegre par contre). Les activités sont donc soient organisées par les guides de la pousada, soit avec votre guide privé qui vous accompagne si vous avez réservé via une agence.
Pour plus de détails sur le fonctionnement des activités sur place et la différence entre un séjour en autonomie ou avec agence quand vous logez à la pousada Piuval, c’est dans mon autre article : “Guide pratique pour découvrir le Pantanal en voiture : La Transpantaneira jusqu’à Porto Joffre“
On réserve donc un safari en 4X4 pour 15h30, une balade à cheval pour le lendemain matin et un second safari en 4X4 pour l’après-midi du lendemain, sachant que nous avons 2 activités au choix incluses avec notre réservation de 2 nuits.
Safari en 4X4
15h30. L’après-midi, nous partons pour notre premier safari terrestre en 4X4. On nous propose de monter avec un petit groupe de 4 français venus dans le Pantanal avec leur propre guide privée. Une fois installés, on sent cependant que notre présence n’enchante pas beaucoup la guide…
Capybaras, caïmans, hiboux, cigognes jabiru, aras hyacinthes et une multitude d’oiseaux colorés au fur et à mesure que l’on sillonne les pistes à la recherche des animaux du Pantanal. On en prend plein les yeux. Un chauffeur de la pousada nous accompagne et nous préférons poser nos questions à ce dernier plutôt qu’à la guide. Au détour d’un virage, on tombe sur un magnifique anaconda jaune. La guide propose de descendre le voir de plus près… On suit. Punaise, on est à peine à 3 mètres de lui. On le regarde traverser la piste tranquillement et s’en aller dans les broussailles.












Le coucher de soleil embrase le ciel, offrant une lumière dorée sur les paysages. Il est temps de rentrer à la pousada pour le buffet du dîner. A la pousada Piuval, les repas se prennent dans une grande salle climatisée ou sur la terrasse couverte, dans une ambiance conviviale et sans chichi. Le service se fait en buffet, avec un large choix qui change chaque jour : viandes grillées, poissons entiers cuits à la braise, riz, légumes sautés, purées, haricots, et un buffet de salades fraîches, de fruits et de desserts locaux. Certaines tables sont réservées aux groupes accompagnés de guides, mais quand on voyage en indépendant comme nous, on peut s’installer où l’on veut. La pension complète (petit déjeuner, déjeuner et dîner) est comprise dans le prix de la chambre mais les boissons sont en supplément. Pour la journée, nous avions des gourdes filtrantes, bien utiles car nous pouvions les remplir directement au robinet dans notre chambre.
Où dormir dans le Pantanal ?
Zoom sur la Pousada Piuval
On a dormi dans la dernière chambre au fond du jardin, au calme et juste devant le grand bassin où font trempette les capybaras et les caïmans.
Les chambres sont immenses, bien climatisées et ont une très grande salle de bain avec douche et baignoire d’angle.





JOUR 2 | A cheval dans la brousse du Pantanal
Le lendemain matin, on part pour une balade à cheval avec un guide pantaneiro de la pousada. Les chevaux, petits et tranquilles, sont parfaitement adaptés au terrain. On ne nous propose pas de bombe, ici, on monte à la cool, façon cow-boy brésilien. Le guide nous donne quelques instructions (en portugais) pour diriger le cheval à droite ou à gauche. Basta. Vers 7h, nous voilà tous les trois en selle, traversant la plaine asséchée, encore baignée dans la lumière douce du matin.


À peine partis, notre guide s’arrête et nous montre du doigt une petite chouette installée dans un trou au sol — une chevêche des terriers ! Je ne savais pas que certaines chouettes nichaient dans la terre. La suite est un défilé d’animaux : capybaras affalés dans l’herbe, une foule d’oiseaux tropicaux… puis, furtif un fourmilier géant traverse notre chemin à quelques mètres, avant de disparaître dans les hautes herbes.
La balade continue à travers une forêt de palmiers tropicaux, ombragée et très bruyante. Perchés dans les arbres, des aras aux couleurs éclatantes nous observent en criant. On rentrera vers 11h30, étonnés que le temps ait filé si vite. Le plus chouette ? On était seuls, juste nous deux avec le guide. Il ne parlait que portugais, mais avec des gestes, des sourires et quelques mots, on arrivait toujours à se comprendre. Une vraie parenthèse sauvage, hors du temps.
J’ai fait un peu d’équitation quand j’étais ado, que des balades, aucune technique. Mehdi jamais. Et une fois monté sur son cheval, celui-ci a commencé à partir tout seul vers la barrière et à s’énerver. J’ai vu la détresse dans ses yeux. Ceux de Mehdi. Pas du cheval. Même si tout s’est bien passé durant ces 4h30 sur nos chevaux, le briefing et la sécurité étaient quand même assez légers. Honnêtement, si un de nos chevaux avait été surpris par un animal, je ne sais pas comment cela se serait passé, car aucun de nous n’aurait su quoi faire…heureusement, les chevaux semblent bien dressés. Le mien suivait un peu à la traîne, le guide et mehdi étaient souvent plusieurs mètres devant moi ce qui ne me rassurait pas trop au début. Bref, c’était vraiment l’aventure, la liberté dans la nature ! Nous avons adoré cette balade à cheval dans le Pantanal ! Aucun sentier, pas de file indienne, juste nous 2 et le guide pantaneiro.



Notre avis sur la Pousada Piuval
On a beaucoup aimé nos 2 jours à la Pousada Piuval car nous y avons vu beaucoup d’animaux typiques de la région. Il est possible de se balader à pieds sur quelques sentiers et autour du lodge. Ainsi, nous avons trouvé un couple d’aras hyacinthes nichés dans un tronc d’arbre juste à l’entrée de la pousada. Sur la piste à l’entrée de la ferme, vous verrez aussi de grosses vaches à bosse, les zébus, elles sont très impressionnantes ! Avec leur bosse proéminente sur le dos, leur peau claire et leur grande résistance à la chaleur et aux insectes, elles sont élevées pour leur viande dans les régions tropicales du Brésil comme le Pantanal.


Le troupeau de capybara semble résider à l’année dans le jardin de la pousada même si celui-ci n’est pas clôturé. La proximité du point d’eau rend les lieux attractifs pour ces animaux rigolos. Attention de ne pas leur marcher dessus après le dîner pour retourner à la chambre, car ils se figent comme des statues dès qu’ils sentent un danger et on ne les voit quasiment plus ! C’était très agréable de pouvoir les voir de près et les observer sauter les uns après les autres dans l’eau dans une grâce toute cabybarienne…(aka tomber comme une grosse merde au fond de l’eau) !
Il arrive qu’un jaguar femelle résidant dans les terres de Piuval vienne chercher un capybara pour son repas directement dans le jardin de la pousada, photos à l’appui dans le jardin. Bien que les jaguars soient surtout vers Porto Joffre, il est apparemment possible d’en voir dans le reste du Pantanal même si cela reste très rare.



On rentre juste à temps pour le buffet du déjeuner, bien mérité après plus de quatre heures à cheval. Il commence à faire très chaud alors on s’installe à l’ombre près de la piscine de la pousada, entourée de palmiers et de transats, parfaite pour une pause farniente en attendant la fraîcheur de l’après-midi. Les jours précédents, des incendies ont eu lieu plus au nord. Le ciel était enfumé et grisâtre lors de notre séjour, ce qui se voit sur nos photos, mais la température était de 40 degrés.

À 15h30, on repart pour un safari en 4×4, cette fois avec une guide rigolote et bien plus sympa que la première. Elle accompagne deux Allemandes en circuit privé, mais nous accueille avec le sourire et prend le temps de tout nous expliquer. Contrairement à la veille, on sent qu’on peut poser des questions, s’intéresser à ce qu’on voit, sans avoir l’air de déranger. Ça change tout : l’expérience devient plus vivante, plus interactive — et on en profite à fond.

On descend du 4X4 à plusieurs reprises pour tenter de dégoter un anaconda qui semble habitué des marécages au bord de l’eau, mais on ne trouvera que la mue. On observe un couple de hiboux grand duc, des jabirus, des toucans, hérons, des singes hurleurs et capucins…










JOUR 3 | Observer les jaguars à Porto Joffre lors d’un safari en bateau sur la rivière Cuiaba
Le troisième jour, après un dernier bon petit-déj à la pousada Piuval, on reprend notre voiture en direction de Porto Joffre, toujours sur la mythique Transpantaneira. La route devient de plus en plus sauvage, et les ponts en bois, nombreux, sont parfois dans un état franchement douteux — surtout sur les derniers kilomètres. Heureusement, c’est la saison sèche, ce qui nous permet de prendre des boucles de contournement là où les ponts sont trop abîmés. Parfois, on descendait carrément de la voiture pour inspecter les planches, histoire d’éviter le clou traître ou la latte pourrie.




On arrive à midi pile à la pousada SouthWild Porto Joffre, un lodge simple mais bien placé au bord de la rivière. On avait réservé le déjeuner à l’avance : un buffet modeste mais très bon, avec des produits frais, locaux et de quoi recharger les batteries.



À 13h, on embarque avec notre capitaine-guide pour une première sortie en bateau privé sur la rivière. Porto Joffre est réputée pour ses excursions en bateau, où les visiteurs peuvent observer la faune locale, en particulier les caïmans et les jaguars. La rivière qui traverse cette zone est le Rio Cuiabá, qui est un affluent du Rio Paraguay. Le Rio Cuiabá est un des grands cours d’eau du Pantanal et joue un rôle essentiel dans le drainage de la région.
On est seuls à bord, ce qui rend l’expérience d’autant plus privilégiée. D’autant qu’autour, on croise principalement des groupes sur de gros bateaux ou des excursions partagées. Cela étant, on est quand même très loin du tourisme de masse.
Notre embarcation, plus petite mais équipée d’un moteur puissant, nous permet de remonter les méandres de la rivière rapidement et d’explorer des zones plus reculées.
Et ça a payé : plusieurs jaguars croisés au fil de l’eau, certains allongés à l’ombre des branchages, d’autres assis sur la berge, l’air curieux ou indifférent à notre présence. Ce qui surprend le plus, c’est à quel point ils savent se faire oublier : parfois tellement immobiles, tellement bien planqués dans la végétation qu’on pourrait passer juste à côté sans les remarquer. C’était un moment un peu hors du temps, à la fois calme et super excitant. On est rentrés au lodge au coucher du soleil, complètement bluffés par ce qu’on venait de vivre.








Soirée à l’observatoire des ocelots à Porto Joffre
Le lodge où nous dormons a aménagé un petit observatoire pour tenter d’apercevoir une ocelote – une femelle habituée des lieux. C’est un jeune de 20 ans, très sympa, qui a bricolé l’installation : quelques bancs en bois face à des troncs où il dépose chaque soir des morceaux de poulet et de poisson pour l’attirer.
Nous avions réservé cette activité sans trop savoir à quoi nous attendre. Vers 21h, il vient nous chercher. On le suit une dizaine de minutes à travers la brousse, lampe torche à la main, un peu tendus à l’idée de croiser une bête dans le noir… l’anaconda vu à Piuval est encore dans nos esprits.
On arrive à un petit aménagement en bois façon mini amphithéâtre, face à des troncs d’arbres couchés éclairés par quelques spots. Il n’y a que nous et ce jeune qui est ravi de nous montrer son installation et qui nous explique que chaque soir il dispose des morceaux de poisson et de poulet sur les troncs pour appâter l’ocelote. Bon… on n’avait pas compris ça comme ça, mais on décide de rester et d’attendre. Le jeune est sympa, il ne parle que portugais mais on arrive à se faire comprendre. Finalement, l’ocelot ne s’est jamais montrée. On a fini par regagner notre chambre vers 22h30, lessivés par la chaleur et notre journée.

Pourquoi l’ocelot est si difficile à observer ?
Il faut savoir qu’il est quasiment impossible de voir un ocelot dans la nature. Cet animal est très discret car il vit surtout dans les zones de forêts-galeries, près des rivières, dans les zones de broussailles et les lisières de forêt. Il aime les endroits denses, humides, où il peut facilement se cacher et chasser. Les ocelots sont des animaux nocturnes et solitaires, très actifs la nuit, ce qui les rend difficiles à observer en pleine nature. C’est pourquoi des observatoires (comme ceux des lodges Southwild ou des chercheurs) permettent d’augmenter les chances de les voir sans les perturber.
Le lodge rembourse l’activité si vous ne voyez pas d’ocelot, ou il est possible de reessayer le lendemain. Le tarif est de 50€/personne. La société Southwild possède deux observatoires, un à côté de son lodge situé sur la transpantaneira, et celui-ci à Porto Joffre dans le lodge où nous avons dormi. Je tiens à le préciser car ce n’était pas clair pour nous au moment de notre réservation, nous pensions initialement que nous devrions remonter sur le transpantaneira pour rejoindre l’autre observatoire, ce qui n’est pas le cas.
JOUR 4 | Dernier safari jaguar et retour vers Cuiaba par la Transpantaneira
7h du matin. Rendez-vous fixé au bord de la rivière pour notre deuxième safari en bateau à la recherche des jaguars. Il fait encore frais, l’eau est calme et l’ambiance paisible donne l’impression que le monde dort encore. À peine partis, on aperçoit quelques caïmans et famille de capybaras puis un premier jaguar assis sur la berge ! Pas besoin d’attendre longtemps, la chance est avec nous ce matin. On s’installe confortablement, les yeux grands ouverts, prêts à vivre une nouvelle matinée magique en pleine nature. On reste une demi-heure à l’observer, il marche le long du banc de sable, se couche, s’étire…et plonge dans une profonde sieste.




Un peu plus loin, on aperçoit une famille de loutres géantes, elles crient et font un sacré vacarme ! Les parents remontent avec des poissons et les petits se jettent dessus. On continue la balade dans les méandres de la rivière puis tout à coup, alors qu’on passe devant sans le voir j’aperçois un jaguar assis à quelques mètres de nous, sur la berge et bien caché dans les herbes. Il nous voit et descend carrément sur la berge. On est quand même bien proches, je ne pense pas que les 15 mètres sécuritaires y étaient. Encore un moment magique. Ces animaux sont tellement magnifiques. Nous n’aurons pas la chance de les voir chasser mais ce n’est pas plus mal car je n’aurais pas du tout aimé les voir traîner un capybara pour le manger.







On rentre vers 11h45 au lodge puis nous repartons vers Cuiaba juste après le déjeuner.
Sur le chemin du retour, nous reprenons la Transpantaneira, de Porto Joffre jusqu’à Cuiabá. Cette fois, nous faisons de nombreux arrêts pour observer la faune autour des points d’eau — et on croise bien plus d’animaux qu’à l’aller ! Les ponts en bois, toujours aussi nombreux, nous donnent l’impression de ne jamais en finir… Il nous faudra finalement 5 heures pour atteindre Poconé. À l’entrée de la ville, on fait une petite pause dans un carwash pour nettoyer la voiture pleine de poussière, avant de reprendre la route vers Cuiabá et notre guesthouse pour la nuit (Happiness House Hospedagem, que je ne recommande pas).

Où dormir à Porto Joffre ?
Zoom sur la Pousada Southwild Porto Joffre Pantanal
On a dormi dans une chambre climatisée avec salle de bain privée.
Les chambres sont grandes, bien climatisées et ont une salle de bain avec douche. C’était très propre. Le bâtiment étant un peu loin de la réception on ne captait pas le wifi.
Contact direct de la pousada : reservasportojofre@southwild.com


Où manger à Cuiaba ?

Nous avons dîné au restaurant Talavera Bar e Restaurante.Les tables sont disposés autour d’un jardin avec un bassin très agréable. Les plats sont délicieux et copieux.
Cette étape à la recherche des jaguars se termine ici car nous nous envolons pour Sao Paulo demain matin très tôt.




































Klopfenstein
02/12/2025Super retour ! Quelle est la meilleure saison svp ?
Merci ☺️
Camille
27/12/2025En saison sèche 🙂